Déséquilibre alimentaire : la maladie du siècle ?
L’alimentation industrielle, les produits transformés et les plats préparés se sont imposés dans nos menus. Ils sont très pratiques ! L’équilibre alimentaire et la qualité nutritionnelle ne sont hélas pas toujours au rendez-vous… et la vitalité en pâtit.
Portrait-robot de l'alimentation déséquilibrée
Elle comporte :
- Trop de graisses «saturées» (d’origine animale)
- Trop de sucres «rapides» (sucreries, sodas, sucres des plats industriels)
- Pas assez de fibres (légumes, fruits, céréales)
- Pas assez de nutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides gras essentiels…)
- Trop de sel2.
A savoir : A l’opposé du «trop manger», le culte de la minceur a engendré des régimes trop restrictifs ou «fantaisistes», également sources de déséquilibres nutritionnels.
Or une grande partie d’entre eux contiennent des graisses, des sucres et/ou du sel en quantité importante et sont de qualité nutritionnelle médiocre. De plus, certains affichent des propriétés «forme» qui peuvent être trompeuses : un «allégé en graisses»… peut être plus riche en sucres ! Très difficile, dans cette confusion, de savoir comment manger sainement
7 .
L’idéal : pratique et sain à la fois
Mais les produits transformés sont attractifs, variés… et moins chers que les produits «bruts» ! Ils permettent, notamment aux femmes, de passer moins de temps en cuisine pour se consacrer à des activités professionnelles, familiales ou de loisir
8. L’idéal alimentaire d’aujourd’hui s’apparente toujours au «
manger de tout, un peu» de grand-mère, avec la précision «… mais pas n’importe quand et n’importe comment». Cela ressemble aussi à un heureux mariage entre produits bruts et transformés : le plus sain et le plus pratique possible !
Mange-t-on moins bien qu’ "avant" ?
Pendant des siècles ont sévi des famines et des carences alimentaires graves provoquant malnutrition et maladies mortelles ! Les progrès de la science, de la productivité agricole et de l’industrialisation ont grandement amélioré notre santé et notre espérance de vie à partir du XIXe siècle
1. Cependant, après les guerres mondiales, la « pléthore » des pays riches s’est associée à une plus grande sédentarité. En même temps sont apparus des changements culturels et sociaux : urbanisation, accélération du rythme de vie, désorganisation familiale… Ils ont généralisé le recours au «fast food» et au «snacking» : sandwiches, hamburgers, chips, barres chocolatées, sodas... Résultats : une montée en flèche de l’obésité et des maladies dites «de civilisation» (hypertension, excès de cholestérol, diabète…) et de nouvelles formes de déficiences en micronutriments.
Quelles conséquences sur la vitalité ?
Si Hippocrate le pressentait, il est aujourd’hui scientifiquement prouvé que
l’alimentation joue un rôle important dans la
préservation de la santé et que ses déséquilibres favorisent à terme de nombreuses maladies
3. On sait également qu’une
alimentation inadéquate gêne au quotidien le fonctionnement optimal de l’organisme, provoquant un mal-être global : surpoids, fatigue, petites douleurs diverses, manque de résistance aux infections, déprime, digestion capricieuse…
L’avènement des produits transformés
Aujourd’hui, la plupart des personnes actives
n’a pas le temps d’aller au marché pour choisir des produits de saison et de tout cuisiner soi-même
4. Donc même à la maison, 80% des aliments que toute la famille mange sont des produits transformés industriels
5-6 : surgelés, conserves, plats préparés, charcuteries, desserts de type flan ou crème, biscuits, pain de mie en sachet…
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