Des luttes épuisantes !

Le système immunitaire est mis à rude épreuve à chaque bataille contre ses agresseurs. L’organisme doit accompagner cette mobilisation en lui consacrant l’essentiel de ses ressources. Rien d’étonnant à ce qu’on se sente si fatigué…

La fatigue, une conséquence fréquente

La grippe est bien connue pour sa capacité à nous mettre longtemps «à plat». Les études sur des personnes ayant contracté la grippe ont montré que :
• Les 3/4 des «grippés» ont enduré une longue fatigue après leur maladie, dont le tiers durant plus de 3 semaines6!
• La moitié d’entre eux ont éprouvé des difficultés dans la vie quotidienne au cours de la deuxième semaine de grippe et après un mois, alors que fièvre et toux avaient disparu, 21 % n’ont pas récupéré leur tonus habituel7.
Les « courbatures ». Ces douleurs sont dues au mauvais approvisionnement en oxygène des muscles et l’accumulation des toxines dans les articulations.
La fatigue intellectuelle et émotionnelle. Le cerveau est un organe comme un autre, et il a été « délaissé » au profit du combat contre l’infection. Difficultés à se concentrer, vertiges, somnolence et même petite déprime sont courants pendant et après une infection.

A savoir : Après un rhume, une grippe ou une bronchite, une toux résiduelle peut perdurer durant plusieurs semaines, entretenant la fatigue et les petites lésions des muqueuses respiratoires, propices à une nouvelle infection...
Beaucoup d’efforts pour l’organisme…

En cas d’infection, l’organisme mobilise ses ressources pour répondre à l’agression virale. Le système immunitaire est fortement sollicité, des réactions de défense anti-oxydantes se mettent en place pour combattre l’agent pathogène, une inflammation générale se produit. Le corps redistribue ses réserves en énergie5, ralentissant l’approvisionnement des autres organes en oxygène et nutriments.

L’organisme doit supporter les efforts de toux, les difficultés à dormir, les douleurs... Il lui faut également reconstruire les cellules lésées par les virus, tout en éliminant les toxines créées par le processus pathologique et les réactions de défense. La fatigue représente un corollaire normal de cet intense travail. 

Fourbu, physiquement et psychiquement

Le corps «accuse le coup» de la surstimulation du système immunitaire et de l’épuisement des ressources corporelles, avant et en cours de toute maladie d’hiver. Cet épuisement peut ainsi persister après la disparition de la fièvre, l’écoulement nasal ou le mal de gorge :

Le manque de tonus et de force. Les médecins du sport le savent bien : les infections atteignent les fibres musculaires, diminuant la force d’environ 20%. Les études physiologiques montrent que pendant et après une maladie, des perturbations cellulaires de toutes sortes sont responsables d’une acidification des muscles, rendant les efforts physiques plus pénibles8.

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5 4 Han SN et al.J infect. Dis. 2000 Sept; 182 Suppl 1:S74-80
6 Etude SOFRES pour l’association Agrip (Association Grippe : Recherches, Informations, Perspectives), 2000
7 Chiffres GROG (Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe)
8 Drs G. Dine, J. Pruvost et D. Polin : Récupération après infection virale. Médecins du Sport n°61, 2003
 

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Pauline M.

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